Le CM de Marmiton contre la bêtise 2.0

Le pragmatisme, c’est aussi (et surtout) l’intelligence et des valeurs constructives et positives.

Le digital, c’est aussi Marmiton, son site, sa page Facebook, son community management.

Le pragmatisme digital, c’est d’être atterré, comme bien trop souvent sur le web, par les abrutis finis qui profitent des tribunes qui leur sont proposées pour diffuser des propos emplis de haine plus ou moins masquée, de bêtise flagrante, d’inculture notable, d’absence de valeurs, notamment celles de liberté, d’égalité et de fraternité qui nous rassemblent tous… normalement… si on est français et pas trop con.

Le pragmatisme digital, c’est aussi d’être ému par les réponses paisibles et intelligentes d’un Community manager qui passe son dimanche à traiter les propos idiots et à tenter, de toute son énergie et de tout son cœur, de les remettre sur les bons rails de l’intelligence.

Et au delà du pragmatisme digital sujet de ce blog, je remercie de CM de Marmiton (je vous invite à voir leur compte FB et les réponses aux commentaires idiots laissés sur l’article traitant des recettes pour le Ramadan… je ne sais pas faire un lien direct vers une publication précise d’un compte Facebook) pour son travail ô combien valeureux à mes yeux.

Monsieur ou Madame le Community Manager de Marmiton, vous avez tous mes encouragements, mon soutient, ma tendresse pour la façon dont vous faites votre boulot.

Ne lâchez rien.
S’il vous plait, ne lâchez rien !
Bon courage…

Startup, mon amour…

« Startup : Jeune entreprise, souvent innovante, promise à une croissance importante et rapide. »

Bien, bien, bien…

Dans notre tout petit univers digital/numérique (rayez la mention qui vous ennuie), on en a des Startup ! Beaucoup. Beaucoup.

En tous les cas, ma Twit-list en voit passer des concours de startup. Et ça m’intéresse beaucoup : « innovation et croissance importante et rapide », ça a vraiment un parfum de révolution digitale/numérique (pareil) qui ne peut que me donner une envie féroce d’en savoir plus.

Mais franchement, le parfum se voit doubler d’une effluve inconfortable pour moi… une sorte d’incompréhension latente… Un concours de Stratup… ça ne rentre pas dans mes cases… Mais qu’est-ce qui peut bien chiffonner mes neurones dans ces rendez-vous apparemment vertueux ?

Cogitons ensemble. (ça ne fait pas mal, promis)

Une startup, c’est une entreprise. Pas un projet, pas une idée, c’est une société.
Dans l’inconscient collectif, une société dont le Siret renvoie à un garage dans lequel 2 jeunes génies ont trouvé l’idée du siècle.
Pas de bol, cette société n’a pas de moyens. Que dalle. Ils sont jeunes donc sans le sou, et donc tout-innocents dans ce vaste et impitoyable monde de l’entrepreneuriat.
Ils sont pourtant géniaux, c’est ballot. Mais géniaux en trouvage (trouvation) d’idées. Pas du tout en construction d’une entreprise, pas du tout en développement de leur idée, pas du tout en croissance de leur activité, pas du tout en construction de synergies, ils sont juste mi-géniaux, mi-nounouilles (et re-mi-géniaux derrière).

Bon, on est d’accord, il leur faut de l’aide. parce que si ces gars là trouvent leur complémentarité qui soit mi-nounouille (en idées) et mi-géniale (en tout le reste), fortune est faite ! Ça vaut le coup de chercher.

Naissent donc les concours de startups, les fonds pour startup, les aides pour startup, les programmes de financement pour startup.
Une startup, c’est une entreprise. Pas un projet, pas une idée, c’est une société.
Et ces évènements et dispositifs sont trèèèès clairs. C’est une entreprise que l’on cherche à distinguer… Pas du tout, du tout un projet. (Il y aurait une envie de financeurs de répartir des tous petits risques en s’assurant une rentabilité de leurs placements, que ça ne m’étonnerai pas…)

En effet, si on regarde de plus près les conditions de ces aides/concours/budgets/évènements/financements/etc., on se rend compte très vite que si votre entreprise a plus de x années, elle est disqualifiée d’office. De même si vous avez déjà des fonds, ou plus de x euros de capital, ou plus de x salariés, etc.
Bref, clairement, les critères sont posés sur l’entreprise, sur la structure en elle-même, et aucunement sur le projet.

Je ne sais pas vous, mais moi, perso, si je suis à la recherche d’une super-idée ou d’un super-projet et que j’ai une équipe de 15 riches quarantenaires bossant chez Google qui souhaite venir m’en parler, bah je ne claque certainement pas la porte au nez ! Oh que non !
Pourquoi ? Parce que c’est le projet qui m’intéresse, et sans connaitre ces gars là, le truc me semble tout de suite intéressant.
Pourtant, ils ne sont pas dans une boite minuscule, ils n’ont pas 18 ans, ils ne sont pas sans argent, ils ne sont pas mi-nounouilles.

Je vais oser vous donner le fond de ma pensée : je crois concrètement que ceux qui peuvent trouver les meilleures idées en plus grand nombre ne sont justement pas des startup. Je parle des idées innovantes, fortement viables, promises à une croissance importante et rapide…

Ce n’est qu’un sentiment… il me faudrait davantage m’immerger dans ces évènements startup pour juger vraiment.
Mais lorsque j’y suis allé pour la dernière fois, j’étais tellement attristé de voir une majorité de projets qui auraient mérités d’être remis en question, d’être confrontés (voire des projets d’évidence absolument pas viables), qui étaient alors encensés par des envolées lyriques de politiciens et communicants tout à fait ignares du pragmatisme digital, et qui ont du bien trop laisser penser à ces jeunes pousses que leur projet était tout à fait féérique et qu’il suffisait d’attendre que l’argent tombe du ciel en avançant tout droit vers le précipice.

Bref. Ce qui est certain, c’est qu’un excellent projet peut être tout aussi bien porté par un jeune entrepreneur indépendant que par une grande entreprise plus ancienne.
J’ai même tendance à penser que l’une alliée à l’autre est peut être une sacrée alchimie.Et en tous cas, économisez 7 caractères dans vos tweets, parce que Startup ou pas Startup, aucun des deux états n’est gage de réussite, d’échec, ou de quoi que ce soit d’autre pour le projet porté. Encore moins qu’il soit promis à une croissance importante et rapide.

Si vous avez vent d’un concours de projets innovants qui s’intéresse aux projets, à tous les projets et rien qu’aux projets (et pas aux tailles de société), s’il vous plait, faites moi signe.

Et si vous voulez m’inviter à des évènements « startup » pour me montrer à quel point je me goure… je viendrai avec grand plaisir !  :-)

Et si vous gagniez du temps ET de la réactivité ?

Chefs d’entreprises, consultants, chefs de projets,… Tant de professions en France qui font le choix entre efficacité et réactivité.

Et si on faisait les 2 ?…

Pour ces professionnels, l’efficacité nécessité de s’organiser pour profiter de larges plages de travail et de réflexion sur des dossiers qui ne doivent pas être mis en retard.

Et la réactivité, qui leur est nécessaire pour satisfaire au mieux les attentes de leurs clients et prospect est aussi un incontournable.

Résultat souvent constaté : soit on fait le choix de l’un ou de l’autre (j’en connais beaucoup et c’est compréhensible…), soit on se lance dans une ingérable succession de montagnes russes yoyotantes ! (1 jour mails, 2 jours dossiers clients, 2 jours prospects… Et le moindre cailloux fait péter le bel engrenage)

Pour ce qu’elle vaut, je vous donne ma petite méthode (éprouvée) pour gérer son travail sans tire-bouchonnage d’agenda, sans stress ou encombrement de neurones. Un truc qui va vous sembler « tout bête »… D’autres diront pragmatique.

Ma petite méthode en 3 étapes (la n°0, c’est de la préparation one-shot) :

0) Utilisez une messagerie Thunderbird.
Pas besoin de solution mobile qui fera vibrer vos poches toutes les 5 minutes, oubliez ça.
Relevez toutes vos adresses avec une seule boite de réception dans Thunderbird sur votre ordi.
Créez-vous des répertoires bien clairs dans Thunderbird (un par client par exemple, ou un par projet,…) quitte a les imbriquer (répertoires par clients et sous-répertoires par projets chez ce client).
Créez vous votre Google agenda (nécessaire et pratique) et couplez-le à Thunderbird (petite extension « Provider for Google Agenda » pas nécessaire mais pratique).

1) Des qu’une demande vous est faites, faites en un et un seul mail qui vous est adressé.
Demandez à votre  patron de vous faire un mail pour formuler sa demande, demandez à votre collègue de vous envoyer un mail pour rappel, demandez à votre client de vous poser sa question par mail, etc.
N’hésitez pas à vous envoyer aussi des mails à vous-même ! Une idée qui vous vient en rendez-vous, un truc à ne pas oublier, une chose à faire, tout doit devenir un mail.
Le but est de libérer votre cerveau : pas besoin d’avoir des nœuds au mouchoir, des post-it plein le mur, une mémoire d’éléphant ou autre, puisque tout arrivera dans votre Thunderbird.
Zéro stress, gardez vos neurones pour l’instant présent, rien ne sera jamais oublié.

2) Relevez régulièrement votre messagerie.
Mais seulement quand vous avez au moins un quart d’heure devant vous, pas moins. Pas juste avant de partir déjeuner, pas juste avant un rendez-vous. Seulement quand vous avez un moment devant vous pour traiter.
Si vous vous ménagez 4 moments dans la journée pour ça, c’est parfait (3 suffisent), pas besoin de plus (en arrivant au bureau, à midi et en fin d’après-midi, et pour les indépendants et les patrons : le soir quand les enfants sont couchés).

3) Traitez vos mails dans la boite de réception unique.
Ne faites rien que ça, tout le reste est du bonus puisque vous avez transformé chaque demande en mail.
Une fois que l’antispam aura fait son office, prenez séquentiellement les mails qui ont survécu et :
-) Posez-vous la question « Est-ce qu’une action est requise sur ce mail ». Si non, classez-le dans vos beaux dossiers Thunderbird bien rangés d’un simple glissé-déposé (pour retrouver l’info si on vous la demande. Vous venez de découvrir l’archivage efficace sans peine !) ou jetez-le à la poubelle si il n’est d’aucune utilité future.
-) Si une action est requise : soit le mail prend moins de 2 minutes à être traité (une réponse, un transfert, une demande de précision, etc.) et vous le faites immédiatement avant de passer au mail suivant ; soit il prend plus de 2 minutes de traitement et vous le planifiez donc directement dans votre Google Agenda (pas besoin de sortir de Thunderbird, votre agenda est juste à un onglet de votre boite de réception si vous avez fait le couplage) puis vous classez le mail.
Vous descendez ainsi votre boite de réception et vous avez terminé.

C’est tout bête ?

Voyons ça autrement.

Les gains :
-) Aucun oubli de quoique ce soit, depuis la méga-tâche hypra-importante jusqu’à la petite idée fugace. Une organisation fiable et pro à moindre frais.
-) L’esprit libre, tranquille, serein. Quand vous n’êtes pas en train de travailler, vous n’avez plus aucune inquiétude, retard, pensée chiante, stress, car votre outil tout simple et votre organisation facile sont imparable : rien ne sera oublié et tout sera traité.-) Vous offrez une réactivité maximale : chaque demande, exprimée ou non, est traitée, forcément, dans la journée au grand maximum ! Et oui, même par un petit mail indiquant quand vous travaillerez sur le sujet posément. Top réactivité sur tout ce qu’on vous confie !
-) Vous offrez une efficacité maximale : quand vous êtes en train de traiter une tâche, vous avez vraiment le temps pour le faire, sans être dérangé ou perturbé par une autre demande. Et oui, puisque vous ne relèverez vos mails qu’après avoir terminé votre tâche planifiée qui profite de toute votre attention.
-) Bonus : si vous travaillez avec des collègues appliquant la même méthode : une confiance sereine s’installe ! Pas besoin de relancer puisque vous avez envoyé un petit mail. Pas de crainte d’être relancé puisqu’on sait que vous traiterez, et que vous avez même surement déjà traité en vous planifiant un vrai moment efficace.

Pas de grande solution de traitement psychologico-maïeutique avec mind-mapping et tout le tralala des mots qui finissent en « ing ».
Pas de bel outil magique et magnifique issu des labos de je-ne-sais-pas-qui.silicon-valley.com.
Juste un conseil pour que vous testiez cette petite méthode toute bête.

Tout bête, oui….

…sinon, la définition du pragmatisme, c’est « l’efficacité dans la pratique » :-)

Je cherche un partenaire, un bon, un beau, un vrai.

Message à caractère étrange mais réel et important :
Je cherche un excellent développeur web (php/html/sql/js) pour lancer un très gros projet perso.
Je cherche quelqu’un de trèèèès efficace, quelqu’un qui soit curieux, intelligent et inventif, quelqu’un de gentil et positif, avec qui passer des heures, des jours, des semaines de cogitation et de développement, pour le plaisir de faire aboutir un projet aussi démesuré que fou et tout à fait sérieux et viable.
Faites tourner svp !

Le QR code : On peut m’expliquer ?

On a beau vivre immergé dans le webmarketing la plupart du temps, il y a parfois des choses qui nous échappent totalement.
Le QR code en est pour moi un excellent exemple : je ne comprends pas !

D’après ce que je sais, il s’agit d’un moyen « simple » pour suivre des liens hypertextes.
Bien bien bien…

Illustration :
au-dessus de ma baignoire, juste sur le pommeau de douche, se trouve une petite tablette bien pratique.
Sur cette petite tablette, des bouteilles de gel douchent de shampooing.
Sur l’une de ces bouteilles, un QR code qui est censé me conduire sur cadum.fr.

Première possibilité :
Je prends mon téléphone portable sous ma douche (??), je devine sans instruction qu’il me faut télécharger un programme spécial de lecture de QR codes (??), je me rend sur l’App Store et tape « QR codes » et affiche une liste d’applications (??), j’en sélectionne une et la télécharge, j’attends l’installation, je lance l’application, je flashe le QR code de la bouteille de gel douche, cela ouvre le navigateur de mon téléphone, saisit tout seul « cadum.fr » et le site se charge.

Deuxième possibilité :
Je vois écrit « Cadam.fr » sur la bouteille. En sortant, j’ouvre le navigateur de mon téléphone, saisit « Cadam.fr » et le site se charge.

Bien bien bien…

Mais bon sang, à quoi ça sert ???

J’ai plusieurs pistes :
A se priver des trois quarts des internautes qui n’utilisent pas de téléphone portable pour surfer
A ne pas véhiculer son nom, sa marque ou son image de marque.
A être accessible par des internautes qui ont un téléphone connecté au web mais dont le clavier est hors d’usage ou présentant un problème neurologique limitant leur mémoire a une durée de cinq secondes.
A remplir des espaces vides sur des étiquettes.
A faire « genre ».

J’ai plusieurs fausses pistes :
Ça ne permet pas de toucher plus de monde.
Ça ne permet pas à l’internaute de faire moins de manipulations.
Ça ne fait pas gagner de temps.
Ça ne fait pas gagner d’argent.
Ce n’est pas joli.

Alors, cher lecteur, j’en appelle à votre sagacité pour m’éclairer enfin sur ce grand mystère :
A QUOI CA SERT ??